1987 L’ANNEE DES PIONNIERS

Une annonce insolite paraît dans le Journal du Haut-lac de ce mois d’août 1987 :

 

« FOOTBALL AMERICAIN A MONTHEY »

 

Et bien non ! deux équipes de la NFL n’ont pas choisi la cité bas-valaisanne pour s’y produire comme le croyait un certain Bernard.

Il s’agit tout simplement de Benoît Bosi et de quelques-uns de ses amis qui essayent de former un fan-club pour assister à des rencontres de football américain.

 

Jamais ils n’auraient imaginé rencontrer un tel succès : une trentaine d’intéressés, dont Luis Samaniego qui a pratiqué ce sport durant 15 ans au Mexique et qui se propose comme entraîneur, soit tout ce qu’il faut pour créer directement une équipe.

 

Le premier comité comprend : Benoît Bosi, président, Patrick Polli, vice-président, Marguerite Monnay, secrétaire, Roberto Costa, directeur technique, Alain Fournier, caissier.

 

Pour tout terrain d’entraînement, les nouveaux Rhinos héritent du terrain du Vieux-Collège. Sa surface est très limitée, mais finalement, comme l’effectif des premiers jours a fondu, il fera l’affaire.

Luis leur apprend les rudiments de ce sport et, pour ceux qui l’avaient oublié depuis leur plus tendre enfance, la marche à 4 pattes d’un bout à l’autre du terrain. Autre souvenir de cette époque, quelques expressions telle la fameuse : « à courir, Messieurs »


1988 LES PREMIERES PASSES D’ARMES

Le 24 avril, Ben organise la première rencontre face aux Sharks de Lausanne. La première épopée restera le déplacement dans la capitale vaudoise dans deux bus généreusement prêtés par l’entreprise Bosi. Ils sont conduits d'une main douce et respectueuse des limitations par les deux soigneurs de choc, Eric Demierre et Joseph Gex. A noter que depuis cette date, les Rhinos, peu friands d’émotion forte avant une rencontre, se déplacent en car, Eric et Joseph se contentant de leur ambulance.

Chacun étant ainsi à sa place, les Rhinos ont, depuis lors et grâce à Eric, un service sanitaire envié par de nombreux clubs helvétiques.

Quant au match, les Montheysans s’inclineront par 24-6, face à une équipe ayant quelques mois d’avance dans sa préparation. Malgré ce score, les Rhinos ne décevront pas et sauveront l’honneur par Frank Stöcklin, auteur du premier touchdown de l’histoire du club. Stéphane Taramarcaz inaugurera pour sa part une longue suite de blessures de toutes sortes.

 

Les Rhinos prendront leur revanche face à une autre équipe lausannoise, les Alligators de Dorigny, formée d’universitaires de l’EPFL, avec à la clé un net succès par 44-6. Schweizer (3 fois), Benedetti (2), Bosi et J-R Gex marqueront pour leurs couleurs.

 

Quelques temps plus tard, 1ère rencontre à l’étranger, à Thonon plus précisément, où les attendent les Black Panthers. Le match reste serré pendant très longtemps et les Rhinos s’en sortent plutôt bien avec des touchdowns de Bosi (2) et Stöcklin . Les Français prennent pourtant le large en fin de rencontre et s’imposent sur le score de 37-20, l’équipe montheysanne s’étant liquéfiée après la sortie de Frank Müller (commotion).

Heureusement, Eric était là et les douaniers se demandent encore, à l’heure actuelle, à qui pouvait bien appartenir cette ambulance franchissant la frontière tous feux allumés et sirène hurlante.

 

Après la pause d’été, l’assiduité aux entraînements commence à faiblir fortement et le club connaît sa première crise, Luis étant bien prêt à poser les plaques. Pour faire revenir tout ce joli monde, il se dit qu’un match à Monthey serait la meilleure solution.

On trouve ainsi un nouveau job à Bernard Schopfer, qui s’était pourtant juré de ne jamais faire partie d’un nouveau comité : organisateur de match. Il se souvient alors d’un joueur zurichois rencontré dans un aéroport après un fameux 49ers - Dolphins disputé à Londres dans le cadre de l’American Bowl.

Cette escapade londonienne réunit pour 3 jours Roberto Costa, Roberto Valterio, Jacques Robert et Bernard Schopfer. Ou plutôt aurait du réunir. Bernard, parti avec un jour de retard, ne les retrouvera que le dernier jour sur les gradins de Wembley, Jacques et lui se donnant rendez-vous à Heathrow alors que l’avion atterrit à Gatwick (ou vice-versa). La vie sans portable était bien différente à cette époque.

Pour en revenir au joueur zurichois, cet ancien membre des Renegades était à l’époque en train de former une nouvelle équipe à Winterthur. Elle fera parfaitement l’affaire.

A grand renfort de publicité, les Rhinos attirent près de 250 spectateurs pour ce qui sera la première rencontre de football américain jamais jouée sur sol valaisan. Les Montheysans obtiennent une victoire probante sur le score de 18-6, sur des touchdowns de Benedetti, Taramarcaz et Prosperetti.

 

La saison est bouclée avec un dernier match retour face aux Blacks Panthers, qui s’imposent à nouveau dans les toutes dernières minutes par 18-14, après avoir été menés à deux reprises par le Valaisans, grâce à des réussites de Benedetti et Bosi.


1989 ENTREE DANS LE CHAMPIONNAT DE LNB

Pour préparer ce premier championnat, Bernard a la brillante idée d’organiser un match face à une équipe de ligue B « à leur portée » : les Bay Bandits de Zürich. Hélas, les Suisses-Alémaniques reviennent d’un camp en Italie, disposent de 40 joueurs et sont parfaitement rodés. Ils infligent aux Rhinos une casquette mémorable de 80-0, qui sera à l’image de ce que les Montheysans subiront tout au long de la saison, dans leurs premiers contacts face à l’élite suisse.

Pour se renforcer, tous les moyens sont bons. Samuel « Robocop » Défago et Jean-Claude Ricome, un Français expérimenté, n’ont pas encore de licence pour le premier match. Qu’à cela ne tienne, une photo faite à la sauvette, à la lumière des projecteurs et sur Polaroïd fera l’affaire. Tout est en règle pour recevoir les Geneva Seahawks. Cela sera loin de suffire et les Montheysans s’inclineront par 59-0.

La suite du championnat ? défaites 26-0 et 27-0 face à Lausanne et 56-6 à Genève. Les Rhinos n’auront pas démérité lors de ce dernier match. A quelques minutes de la mi-temps, les 14 rescapés tiennent la dragée haute aux Seahawks et ne sont menés que par 8-6, Pierre-Alain Schweizer ayant marqué l’unique touchdown du championnat. La fatigue aidant, les Montheysans perdront pied sur la fin, mais ce match sera plein de promesses pour l’avenir.

 

Pour ne pas finir la saison sans succès, les Rhinos se mesurent une nouvelle fois aux Alligators en match amical et s’imposent cette fois par 57-0. Benoît Bosi réalise l’exploit de marquer 5 touchdowns.

 

L’American Bowl a lieu cette année-ci à Berlin. Frank Stöcklin s’occupe de l’organisation et trouve un merveilleux hôtel, dont le nombre d’étoiles a du lui échapper, fort bien situé dans les rues chaudes de la capitale. Stéphane Donnet, Alain Valvona, Joseph Pellegrino, ainsi que quelques amis du club font partie de l’expédition. Certains rapporteront plus de souvenir des geôles berlinoises que du match lui-même. Pour sa part, Joseph réussira l’exploit de rater toutes les meilleures actions de la rencontre, sa boulimie l’entraînant aux stands d’hamburgers à chaque fois qu’une équipe marque un touchdown !

 

Le dimanche 5 novembre, les Montheysans sont connus dans toute la Romandie ! ! !

 

Benoît les a en effet inscrits à l’émission TV de Jean-Charles Simon : « Nous y étions ».

Michel Bréganti défend les couleurs montheysannes et tombe sur le seul sujet qu’il n’aurait jamais voulu aborder : le football.

Il s’en sort malgré tout brillamment et fait tomber dans l’escarcelle des Rhinos la coquette somme de 6'200 francs. Juste ce qui leur manquait pour s’offrir un nouveau jeu de maillots.

 

La saison n’en est pas finie pour autant. Un match qui ressemble plus à un combat dans la boue face aux Zug Dolphins (6-16) et surtout une première rencontre face à un sociétaire de LNA , Bienna-Jets. Les Rhinos ne s’en sortent pas si mal et ne s’inclinent que par 12-36 face aux vice-champions suisses 1988.

 

Le 25 novembre restera comme l’un des plus beaux souvenirs dans l’histoire du club si l’on en croit les plus anciens qui ne ratent pas une occasion pour en raconter certaines péripéties.

Les Rhinos sont invités par les Pirates de Nice pour une rencontre au profit de SOS Leucémie. On passera sous silence les activités nocturnes et les libations partagées avec leurs adversaires dans une taverne locale pour se concentrer sur le match.

Les Rhinos s’inclinent, non sans avoir opposé une très bonne résistance, par 28-14 (deux touchdowns de Schweizer). Les Français n’ont pas assez d’arbitres et c’est Jacques Robert qui prendra la direction de la partie dans ce qui sera certainement le plus long match jamais disputé par les Montheysans. Il commence en plein après-midi et se termine à la lumière des projecteurs, Jacques ayant semble-t’il enfin retrouvé sa montre pour donner le coup de sifflet final.

L’ambiance durant ce séjour sur la Côte d’Azur a été mémorable grâce aux nombreux accompagnants qui ont fait le voyage avec les joueurs. Le chauffeur du bus, un Anglais très sympathique du nom de Gordon, poussera la gentillesse jusqu'à garder le chien d’Eric durant le match. Ce dernier (le chien) le remerciera en lui cassant une côte. Rocky serait-il dressé pour fournir des patients à son ambulancier de maître ?


1990 L’ANNE DE LA CONFIRMATION

Cette saison restera comme l’un des grands crus dans la jeune histoire des Montheysans. Quelques changements au niveau de l’effectif. Ed Gregg s’occupe de l’entraînement, Jean-Carlo Epicoco du coaching pour remplacer le fidèle Luis, que ses obligations professionnelles retiennent à l’extérieur. Il restera tout de même à disposition comme joueur, tout comme Doche qui met ses mains de basketteur au service du club.

Le premier match à Lausanne est perdu par 34-0, mais le déclic se produit lors de la première rencontre à Monthey face à Aarau. Après une partie âprement disputée, les deux formations en sont à 8-8 en fin de rencontre. Les arbitres sont bien empruntés quant à la suite des événements et finalement se décident pour des prolongations : 4 tentatives d’attaque pour chaque équipe, le premier qui marquera emportera la totalité de l’enjeu. Doche intercepte une passe adverse et la première offensive des Rhinos est conclue par Bosi, qui offre à son équipe sa première victoire officielle.

Le match suivant, à Kaiseraugst, verra une équipe conquérante s’imposer 18-12 face aux Gladiators.

Face au leader lausannois, les Montheysans ne sont menés que par 14-20 à 3 minutes de la fin. Les Vaudois prennent une option sur la victoire finale dans le groupe en marquant à deux reprises en fin de partie et s’imposent par 30-14. Les Montheysans confirment leur 2ème place par des victoires de 14-6 à Aarau et 14-12 face aux Gladiators. Ce second rang les qualifie pour les plays-offs d’ascension en LNA où ils rencontrent les Dolphins. Hélas, 16 joueurs seulement se déplacent à Zug. C’est insuffisant et le match est perdu par forfait. L’aventure est terminée.

Deux matches amicaux mettent fin à la saison. Le premier en recevant une nouvelle équipe, les Turgovia Lions. Ce match est un véritable festival pour les Rhinos qui s’imposent par 65-0, avec notamment 6 réussites de Benoît Bosi.

La semaine suivante, les Montheysans sont invités par les Lugano Seagulls. Malheureusement, les joueurs se désistent les uns après les autres. Finalement au départ du car, on ne trouvera que Bosi, Barman, Donnet, Taramarcaz, Prosperetti, Schopfer, Pellegrino, Torrenté, J-R Gex, Epicoco et Rey, soit....... 11 joueurs, alors qu’il en faudrait au minimum entre 22 et 30 pour constituer une équipe digne de ce nom.

 

Malgré tout, ces onze courageux allaient étonner adversaires et spectateurs en ne s’inclinant finalement que par 20 à 16, non sans avoir mené à deux reprises. Tout cela après une nuit passée dans un hôtel de Melide qui se souvient encore de l’arrivée tonitruante de Jean-Richard Gex dans les bacs à fleur.


1991 ENTRAINEUR PROFESSIONNEL ET EQUIPE JUNIOR

Après cette participation au tour final, les Rhinos se découvrent de l’ambition et décident de placer la barre plus haut. Pour y parvenir, deux grandes décisions : former une équipe junior et surtout donner une touche de professionnalisme au club en engageant un entraîneur canadien : Jacques Rioux.

 

Comment est-il rentré en contact avec le club montheysan ? Et bien à peu près comme le Journal de carnaval « le Bout-Rions » l’annonçait : en rencontrant l’équipe dans une cabine téléphonique de St-Triphon.

En fait d’équipe, il s’agissait du patron du restaurant de la Tour de St-Triphon, Daniel Juriens. Le futur entraîneur montheysan y passait quelque fois des vacances, son épouse étant originaire de la région.

 

Sa première tâche est d’apprendre ses expressions les plus typiques à ses futurs joueurs, telles « tabernacle » et« excellent ».

 

Le recrutement des juniors est un vrai succès et on les équipe avec du matériel venu tout droit du Canada pour quelques dollars. Les seniors s’engagent à venir s’entraîner plus régulièrement. Les séances se terminent par les fameuse « spéciales », mélange de punitions pour les tire-au-flanc et de récompenses pour les plus motivés. Tout est prêt pour une saison à succès.

Pour les matches amicaux, on ne lésine pas sur les adversaires : deux équipes de Ligue A. !

Face à Bienne, les Rhinos s’inclinent par 26 à 28 et deux joueurs ressortent déjà du lot parmi les juniors incorporés : Paul Paiva et Pascal Navarro.

Pour le dernier match de préparation, on prend encore plus difficile : Zürich Renegades, double champion suisse.

Les Rhinos connaîtront leur premier terrain synthétique et certains garderont les traces de graviers sur leur épiderme jusqu’en fin de saison. Au début de la rencontre, les Montheysans s’alignent uniquement avec leurs juniors. Les Renegades sont censés en faire autant, mais ils ne respectent pas tout à fait ce qui avait été convenu et Jacques est bien vite forcé d’aligner sa première équipe qui va largement malmener les Suisses-Alémaniques.

A la mi-temps, les Rhinos mènent par 14 - 8 et s’ils s’inclinent finalement par 42 - 20, ils auront prouvé que leur équipe était parfaitement à même de tenir la route.

 

La première rencontre de championnat face aux Gladiators de Raurika sera un modèle de suspense et restera comme l’un des meilleurs matches disputé par les Valaisans. Sur la première action, Bosi marque sur une course de 61 yards. Malgré ce bon départ, les Rhinos se laissent dépasser et sont menés 6-16 à la mi-temps. Les « coups de gueule » de Jacques les ramènent à la réalité et la seconde période voit une équipe décidée reprendre la partie. Leur Quarterback, Frédéric Barman, marque à deux reprises, dont la dernière à .... 2 secondes du coup de sifflet !

La suite du championnat sera bien moins heureuse. Défaite à Lausanne par 28-0 et surtout revers incroyable à Aarau par 19-16. Les Rhinos sont menés 13-0, reviennent à 16-13 en leur faveur, ratent une demi-douzaine d’occasions et, en fin de partie, négligent les consignes de leur coach pour encaisser un touchdown à la dernière minute : l’une des plus bêtes défaite de leur histoire. En plus la malchance s’en mêle et l’équipe compte plus d’une dizaine de blessés depuis le début du championnat Pour la revanche à Raurika, elle doit se passer en plus de son QB, de son meilleur coureur et meilleur receveur. La mission est impossible et le match est perdu par 6-28. Les Montheysans se reprennent face à Lausanne (courte défaite 0-6) et surtout infligent une cinglante revanche à des Argoviens complètement dépassés (26-0).

 

Echéance suivante : Mendrisio Smugglers, un épouvantail qui lamine ses adversaires sur des scores éloquents : Aarau 109-0, Lugano 65-0, Lausanne 55-0, Winterthur 62-6, et Bienne (ligue A ) 33-6.

De leur côté les petits Montheysans vont être menés 6-27 à la mi-temps, revenir à 18-27, faire douter leurs adversaires et finalement ne s’incliner que par 18-34. Presque une demi-surprise.

La fin du championnat n’est plus que du remplissage, toute ambition au classement étant désormais envolée.

Une formation composée en majorité de juniors s’incline 7-43 à Wintherthur (7-11 à la mi-temps). Les Grizzlies de Berne s’imposeront 21-0 avant un fameux dernier match à Lugano.

Ce déplacement ressemblera plus à une sortie de club qu’à une rencontre officielle. Le car montheysan parti la veille est bourré (de monde), Bartek le polonais également, et tout le monde s’occupe comme il peut jusqu'au lendemain. Les poids légers de l’équipe, Joseph Pellegrino, Stéphane Donnet, Jean-Richard Gex et Patrick Bastardoz jouent un remake du Titanic sur pédalo et l’équipe se présente dans les meilleures conditions au moment de la rencontre. La chaleur est étouffante, il faudra 2 réservoirs d’eau pour rassasier Bernard mais malgré tout, les Montheysans s’imposent 37-34 grâce à 4 réussites de Bosi et une de Gianadda. Jacques Robert, de retour pour quelques jours du Canada, réussira l’exploit de se faire expulser du terrain sans même faire partie du contingent des joueurs.

Ce sera le dernier match sous la direction de Jacques Rioux, dont le passage aura permis d’améliorer la technique des joueurs et surtout l’éclosion des juniors.

Les Montheysans poursuivront la saison par deux victoires en matches amicaux : 30-0 chez les Turgovia Lions et 18-0 face à Lugano et une défaite de dernière minute (6-8) face à leurs amis et voisins de Thonon.

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Pour 14 d’entre eux, à savoir Bosi, Gianadda, Schopfer, Donnet, Pellegrino, Rey, J-R Gex, Ch. Gex, Bastardoz, Guinnard, Moinat, Ruffin, Burki et Valvona, accompagnés des soigneurs Demierre et Ducret, tout n’est pas encore terminé. Ils se joignent à une douzaine de Lausannois pour former une sélection romande et répondre à l’invitation des Phocéens de Marseille. Ces derniers ont en effet organisé le 1er US Navy Bowl, en l’honneur du porte-avions américain USS Forrestal, de retour de la guerre du golfe. Les Suisses auront l’honneur de rencontrer une sélection de Marines dans un match de touch football, avant de s’opposer aux Marseillais au stade Vallier, devant 2000 spectateurs, dont les consuls américain et suisse.

Tout est mis en oeuvre pour la fête. Fanfare américaine, hymnes nationaux, présentation individuelle de chaque joueur et présence d’une grande partie de l’équipage du porte-avions..

Les Phocéens, renforcés par 5 américains qui marquent tous les points de la rencontre, s’imposent par 25-0.

Merveilleux souvenir malgré tout pour tous ceux qui ont eu la chance d’y participer.


1992 LA DERNIERE DE BENOIT.

Dès le début de la saison, Ben annonce la couleur. Ce sera sa dernière saison avant son départ pour les Etats-Unis où il ira étudier à l’université de Pittsburgh. Etant donné son amour pour les Steelers, il y a peu de chance de le faire changer d’avis. Sa succession se passe en douceur : Yanik Gianadda sera le nouveau président, Bernard Schopfer reprenant son poste de vice-président.

Au niveau championnat, une nouveauté : les deux derniers seront relégués en première ligue ; il faudra s’accrocher. Peu de changement au niveau de l’effectif si ce n’est le retour de Luis Samaniego en tant que coach principal.

Les Rhinos tombent dans le groupe le plus difficile de LNB et s’inclinent dans leurs 3 premiers déplacements.

(30-12 à Bienne, 30-8 à Pratteln et 21-8 à Berne). Mais à chaque fois, le résultat est trompeur et les Montheysans offrent une résistance bien meilleure que le score veut bien l’indiquer.

Ils obtiendront tout de même 4 points grâce à leurs deux victoires sur Argovia (37-6 et 7-6) avant de se faire laminer 0-58 devant Bienne, au lendemain d’une victoire de Sion en coupe de Suisse, certains joueurs ayant mal supporté les festivités d’après match.

S’ils veulent se maintenir en ligue B, les Montheysans doivent absolument s’imposer dans leurs deux dernières rencontres à domicile. Pour la venue de Berne, Benoît retarde son départ et l’équipe se démène pour lui offrir une dernière victoire. Les Montheysans mènent 14-6 après les 3 premiers quarts, Ben est le meilleur joueur de son équipe mais sa sortie sur blessure (il apprendra aux Etats-Unis qu’il s’est fissuré une vertèbre) change les données. Les Rhinos sont pris à froid après la longue pause qui suit cet incident et encaissent deux touchdowns dans les derniers instants de la partie, qui se termine sur le score de 14-20.

Les Rhinos perdront de peu (6-14) le match de la dernière chance face à Pratteln et sont relégués pour la première fois de leur histoire.


1993 RETOUR EN LIGUE NATIONALE

la saison commence par une mauvaise nouvelle : le meilleur coureur des Rhinos, Pierre-Alain Schweizer, a un accident de travail et ne pourra plus jouer. Par contre il sera le nouveau Head coach de l’équipe, avec

Jean-Carlo Epicoco pour adjoint.

Autre nouveauté :  6 charmantes demoiselles, Karine Ecoeur, Sabrina Donnet, Corinne Stringa, Rossella Guelfi, Marielle Monod et Lara Schupbach forment une équipe de cheerleaders qui soutiendra l’équipe montheysanne lors des rencontres à domicile.

 

Lors du premier match, les Rhinos confirment leur position de favoris en disposant des Landquart Broncos sur le score de 19-0. La rencontre suivante à Wohlen est une simple formalité (42-7).

Tout se joue maintenant lors de deux rencontres consécutives face au Turgovia Lions, cette équipe qui avait si bien convenu aux Montheysans lors de matches amicaux. Les Rhinos apprennent à leurs dépens que certaines équipes suisses-alémaniques progressent très vite et les Lions s’imposent à deux reprises par 21-0 et 20-0.

Deux matches quasiment identiques où l’excès de confiance des joueurs montheysans et des erreurs grossières ont pesé lourd dans la balance. Les Rhinos assureront tout de même leur promotion en ligue B en allant s’imposer de justesse à Landquart par 32-28 (32-14 à 6 minutes de la fin), et finalement en battant les Thunderbirds de Wohlen par 31-6.

Un bilan positif, mais qui est tout de même en deçà des espérances.

Par contre, une nouvelle de taille les attend lors de l’assemblée de la Fédération Suisse en novembre. Les dirigeants des clubs helvétiques prennent une décision importante : les ligues Nationales A et B sont regroupées en une seule division, à l’image du championnat américain, et une ligue de Promotion regroupera les nouvelles équipes.

La formation montheysanne fera donc partie du groupe Ouest de ligue Nationale avec des équipes comme Genève, Bienne et Lausanne ainsi que des matches tirés au sort contre des représentants des autres groupes: de très gros clients en perspective.


1994 L’ANNEE DES JUNIORS.

Pour jouer au plus niveau, une condition : disposer d’une équipe junior.

En quelques mois, les dirigeants réussissent à mettre sur pied une formation de 25 juniors, dont certains comme Fabrice Chervaz, Daniel Marchesi, Daniel Schläppi, et Raphaël Curchod ont déjà joué avec la première équipe. Ces jeunes sont entraînés par Yanik Gianadda, qui a cédé sa place de président à Alain Valvona, et par Stéphane Donnet, Pierre-Alain Schweizer s’occupant de l’équipe senior avec le concours d’Alain Baillifard.

Ce qui caractérise cette formation, c’est sa fidélité aux entraînements (90% de fréquentation) qui ne tarde pas à porter ses fruits : après un mois à peine de préparation en équipement, ils battent les Juniors de Lausanne par 30-16 au cours de leur premier match amical.

En championnat, ils obtiendront des résultats tout aussi satisfaisants :  20-6 et 24-14 contre Lausanne, 44-14 contre Pratteln, 28-6 face à Berne, 2 victoires par forfait contre Bienne, pour 2 défaites seulement face à Genève (invaincu depuis 2 saisons) 6-46 et 0-34. Tout ceci les classe au 4ème rang du championnat, à égalité de points avec St-Gallen Raiders. Les St-Gallois ont une différence de « buts » supérieure aux Montheysans et se qualifient ainsi pour les play-offs à l’issue desquels ils remporteront le titre national !

Dans la foulée, deux Montheysans, Raphaël Curchod et Fabrice Chervaz seront retenus en équipe nationale.

 

Et les seniors ? Et bien, en fait, ils jouent surtout pour permettre au juniors de participer au championnat. En effet, ils n’ont pas vraiment réussi à se renforcer, ont même perdu quelques joueurs au profit de leur 2ème garniture et trouvent en face d’eux des équipes alignant souvent plusieurs Américains ou joueurs étrangers.

Pour la plupart des seniors, ce championnat aura été très frustrant avec son lot de défaites. La dureté de l’opposition forcera Joseph Pellegrino, un des piliers de l’équipe, à prendre sa retraite après s’être fracturé une côte lors du second match déjà.

Résultats : Lausanne 0-14 et 0-47, Genève 0-50, Bienne 0-52 et 8-50, Pratteln 0-40.

Avant la saison, les dirigeants savaient à quelles difficultés ils s’exposaient en acceptant de participer à ce niveau, mais c’était le seul moyen de se forcer à aller de l’avant. Sans l’éclosion de l’équipe junior, l’avenir du club aurait été sérieusement hypothéqué.

Finalement, avoir participé une fois au moins au championnat de Ligue Nationale A ne fait pas si mauvaise impression sur une carte de visite !

 

A partir de cette année, et remis à une place correspondant plus à leurs moyens, les Rhinos finiront toujours leurs saisons sur des fiches positives et connaîtront bien plus souvent qu’à leur tour les joies de la victoire.


1995 UNE SAISON SANS SURPRISE

Au début de cette nouvelle saison, on s’aperçoit vite que certains juniors ont pris les mêmes plis que leurs aînés : on s’entraîne quand il fait beau et quand on a envie. Alain et son comité doivent donc prendre une décision pénible : dissoudre l’équipe et incorporer ceux qui en ont envie avec les seniors. De toute façon aucune des deux formations montheysannes n’avait vraiment assez de monde pour former une équipe compétitive. En plus cela arrangeait bien les affaires de la Fédération qui n’aurait su dans quel championnat intégrer les Montheysans, le championnat junior étant couplé avec celui des seniors de ligue A.

 

Durant cette saison dans le groupe ouest de ligue promotion, les Rhinos retrouvent de vieilles connaissances : les Gladiators de Pratteln. Les Bâlois s’imposent à deux reprises 28-6 et 22-8. Les Montheysans s’assurent tout de même la deuxième place du groupe suite à leurs victoires 30-0 et 18-12 face à Schaffhouse,

6-0 et 9-0 face à Wohlen Thunderbirds. Pour ce dernier match, ils peuvent compter sur un renfort de taille : Benoît Bosi, de retour des Etats-Unis pour quelques jours. Il ne s’est plus entraîné depuis 3 ans, mais cela ne l’empêche pas d’être l’un des meilleurs joueurs de la partie et de marquer l’unique touchdown des Montheysans.

Le rang obtenu donne aux Rhinos le droit de monter en Ligue B, mais les dirigeants renoncent, leur équipe ne leur paraissant pas encore assez prête.


1996 1er DU CHAMPIONNAT

Les Rhinos n’ont pas voulu de la Ligue B, ils seront donc remplacés par Wohlen Thunderbirds. C’est justement contre cette équipe que les Montheysans se mesurent en match de pré-saison. Résultat : victoire 32-0 en Argovie. Finalement n’aurait-il pas fallu tenter l’aventure ?

Les Scorpions de la Côte se chargeront de leur rappeler les dures réalités du championnat. Les Rhinos commettent trop d’erreurs et ratent leur départ en s’inclinant 0-12 à Gland. Ce résultat sera ensuite transformé en un 57-0 en faveur des Valaisans, les Scorpions ayant utilisé un joueur non-licencié !

Cette «échec» sera malgré tout salutaire puisque les Montheysans accompliront ensuite une saison à la hauteur de leurs ambitions. Les Rams de Schaffhouse sont battus 30-0 et 26-3, Olten 22-0 et 20-19 et surtout la revanche est prise face aux Scorpions qui doivent s’incliner 12-0. Durant cette saison, Daniel Schläppi entame sa course poursuite sur Benoît Bosi au classement des meilleurs marqueurs montheysans et réussit 9 touchdowns.

 

Finale de LNC : la loi des nombres.

Monthey remporte le championnat avec 6 matches et 12 points, mais doit de nouveau se mesurer aux Scorpions pour obtenir la coupe de LNC. La finale a lieu à Monthey devant les dirigeants de la fédération suisse et les coaches de l’équipe nationale. Contre toute attente les Scorpions marquent dès le début et résistent au retour et à la nette domination montheysanne pour s’imposer 8-6. Surprise ? Pas vraiment, car les deux équipes sont décidément très proches l’une de l’autre. En tenant compte des résultats réels obtenus sur le terrain durant la saison, chacune ayant bénéficié d’un forfait, on en arrive à la conclusion suivante : chaque formation à battu l’autre sur le même score et Monthey affiche une différence de « buts » de 110-34 contre 119-43 pour La Côte, soit pour chaque formation une différence de + 76. Drôle de journée pour le no. 76 des Rhinos qui joue ce jour-là son.......76ème match !

 

Jean-Luc Bruno est nommé meilleur joueur de la rencontre, tandis que Stéphane Donnet et Patrick Huber sont selectionnés en équipe nationale.

 

Les Montheysans se consoleront lors du match de barrage pour l’ascension en LNB où ils rencontrent à nouveau les Thunderbirds de Wohlen, avec un résultat très net en leur faveur : 36-0.

Les Valaisans gagnent ainsi une nouvelle fois le droit de jouer en Ligue supérieure.

Rien ne dit qu’ils l’accepteront.

 

Tout en fin de saison, les joueurs valaisans ont le privilège d’apparaître devant un nombre record de spectateurs : 10000 personnes garnissent en effet le stade de la Pontaise pour la rencontre de soccer Lausanne - Sion. La démonstration avec les Sharks de Lausanne dure à peine 15 minutes, durant la mi-temps, mais le coup de frisson en valait la peine.


1997 10 ANS DEJA

Bien peu pensaient y arriver et pourtant ce 10ème anniversaire approche à grands pas.
Des joueurs du tout premier match, il n’en reste plus beaucoup :
Alain Valvona,Bernard Schopfer,Jean-Richard Gex, et Pierre-Alain Schweizer qui est toujours présent comme coach.

On y ajoutera Yanik Gianadda, Stéphane Donnet et Francis Prosperetti qui les avaient rejoints après la première rencontre de Lausanne.

Les destinées du club sont maintenant conduites par Philippe Guinnard et c’est son père, Michel Guinnard, qui préside le comité d’organisation de la fête depuis plus d’une année.

Tous ces préparatifs font un peu passer au second plan le championnat qui attend les Montheysans et pourtant, les résultats sont tout aussi bons que ceux de la saison précédente.

Les Rhinos ont décidé de rester une saison supplémentaire en LNC et le premier match a lieu chez leur adversaire no.1, les Scorpions. Les joueurs de la Côte prennent l’avantage, mais les Montheysans égalisent grâce à un renfort de choix qui n’est autre que...Benoît Bosi qui passe quelques jours de vacances en Suisse.

Il ne sera hélas pas présent lors de la fête du 10ème, mais par contre il tient à jouer une fois encore aux Ilettes et il repousse son départ pour s’aligner face aux Thunderbirds de Wohlen qui sont battus 32-2.

Les Rhinos s’imposent durant leurs deux déplacements à Olten (38-0) et Schaffhouse (42-13) avant de recevoir les Wolfpacks de Vevey-Riviera pour un premier derby chablaisien. Les Montheysans ont le tort de vouloir changer de système de défense pour s’adapter au jeu de passes de leurs adversaires. Mal leur en prend et ils doivent courir après le score durant toute la partie. Ils ratent de peu l’égalisation à quelques secondes de la fin, leur ultime transformation étant injustement annulée par les arbitres. Score final 12-14. La revanche viendra plus tard.

 

En attendant, ils finissent leur championnat sur les chapeaux de roue : 56-0 face à Olten (une fête de tir avec 7 marqueurs différents), victoire par forfait 57-0 devant Schaffhouse, qui ne veut pas se déplacer à Monthey pour prendre une raclée, et enfin 12-6 à Wohlen, ce qui leur permet de terminer une nouvelle fois le championnat en tête de la ligue.

 

Le premier tour des play-offs leur offre Vevey pour une cinglante revanche de 26-2. Cette fois l’effet de surprise n’a pas joué.

 

La rencontre de promotion en LNB les oppose à Winterthur Warriors. Cette fois les Rhinos sont bien décidés à accepter une ascension en ligue supérieure, mais ils doivent malheureusement s’incliner 8-14, tout en ayant fait jeu égal avec leurs adversaires.

 

Grand rendez-vous de l’année, avant la fête des 10 ans : la finale de LNC face aux Thunderbirds d’Argovia.

Les conditions ne sont pas idéales. La rencontre a lieu le 20 juillet et de nombreux joueurs sont déjà en vacances. Finalement Schweizer ne pourra aligner véritablement que 16 joueurs, dont le revenant Prosperetti.

Les Montheysans commettent beaucoup d’erreurs, sont vite fatigués et encaissent le premier touchdown. Ils parviennent cependant à égaliser peu avant la mi-temps grâce à Jean-Luc Bruno et prennent l’avantage en 3ème période par Schläppi. Une remontée de 70 yards de Curchod aura constitué le tournant du match.

Une année après leur cuisant échec en finale, les Rhinos peuvent enfin brandir la coupe de champion deLNC.

 

L’équipe fait un joli parcours en coupe de Suisse, elle passe deux tours avant de se faire éliminer en quart de finale.

 

La fête tant attendue, la Rhinos Fiesta, a lieu en août 1997.

Une immense cantine pouvant accueillir des milliers de personnes, est montée par les joueurs. Tout est prévu, cuisine pour un régiment, service de sécurité professionnel, des parkings à perte de vue, des forains, exposition de voitures, jeux etc. Eric engage ses secouristes pour nettoyer de fond en comble le garage plein de matériel et de poussière pour installer un centre sanitaire que ne renierait pas une armée en campagne.

Le monde peut venir…… et il ne viendra pas comme prévu, certaines sociétés ayant la brillante idée d’organiser une immense fête en plein centre de Monthey, même si celle des Rhinos été réservée depuis plus d’une année. La grande excuse étant de dire que le public n’est pas le même…bien voyons….. !

La fête sera malgré tout réussie. Le concert de Glenn of Guinness attire des centaines de spectateurs.

La participation active des membres du club derrière et surtout devant les bars permettra d’équilibrer le budget.


1998 Désillusion

La fête aurait dû donner un nouvel élan au club et finalement c’est le contraire qui se produit.
Quelques joueurs clés s’en vont à Vevey, chez les wolfpacks entraînés par Luis Samaniego et Jacques Rioux.
Les Rhinos remportent tout de même leur premier match, ce qui permettra à
Bernard de marquer in extremis son seul touchdown, mais connaissent la défaite lors des deux suivants.

Pour la dernière rencontre face à Vevey, on fait appel à d’anciens joueurs comme Stöcklin et Prosperetti pour étoffer l’effectif mais ça ne suffira pas. Le moral n’y est plus, le nombre de joueurs diminue et le comité décide, après discussion avec tout le monde, de retirer l’équipe.
Les Rhinos se retireront également de la fédération SAFV pour des raisons financières.

 

1999-2004 Navigation à vue

Plus de président, plus de comité, Bernard, vice-président depuis 1992, s’occupe des affaires courantes avec les deux rescapés Alain et Pierre-Alain. Grâce à eux les Rhinos sont toujours présents à carnaval et le club ne s’éteint pas complètement.

Diverses tentatives sont faites pour recréer une équipe sans jamais arriver à plus d’une quinzaine de joueurs et à l’aube de l’année 2005 il n'y a plus que 5 ou 6 jeunes de moins de 16 ans s’adonnant au flag football. Peut-être bien que si un papa n’avait pas décidé de garder une activité de flag afin de trouver une occupation sportive à Joël le club n’existerait plus, qui sait….

 

2005 La renaissance

Si les Montheysans végètent un peu il n’en est pas de même partout en Suisse Romande.
Un club s’est formé à Fribourg, avec Louis Samaniego, encore lui….., un autre à la Tour-de-Peilz, et d’autres du côté de Nyon et Yverdon.

Sous l’impulsion de Frank Pfyffer et Chris Schilling une fédération romande voit le jour, la NSFL.
Contact est pris avec le club des Rhinos, afin de l’encourager rejoindre cette fédération.

Bernard n’est pas très chaud au début, ne pouvant pas aller bien loin avec ses quelques joueurs, mais les anciens, Fabrice Chervaz, Stephane Chappuis, Raphaël Curchod, Philippe Guinnard, Daniel Schlaeppi, et Giorgio Mancuso s’approchent de lui pour l’assurer qu’ils sont prêts à rechausser leurs crampons, s’étant enfin rendu compte que la vie sans les Rhinos et le football américain était finalement très ennuyeuse. Lors de la première assemblée, les petits juniors se retrouvent face à une alignée de vieux grognards dignes des plus vieilles campagnes napoléoniennes.

Une génération les sépare mais on décide quand même d’en faire une équipe.

Le premier championnat se joue heureusement à 8, mais pour certains matchs les Rhinos alignent à peine une douzaine de joueurs. Peu de chance de victoire, d’autant plus que la plupart de leurs adversaires ne se gênent pas d’utiliser des renforts venus d’équipe SAFV. Les Montheysans ne s’en formalisent pas, ils ont le temps devant eux et leur but est avant tout la formation.


2006 La reconstruction

Pas de victoire non plus cette année, mais les progrès se font sentir.

La sauce ayant pris il est decidé de structurer le club. Un nouveau comité est mis en place avec Bernard Schopfer à la présidence et Alain Valvona à la vice-présidence, Pierre-Alain Schweizer s’occupant de la direction technique.

Après quelques matchs, un revenant, Jacques Rioux, se propose d’entraîner l’équipe en compagnie de Pierre-Alain et Giorgio Mancuso.

 

Les joueurs peuvent recommencer leurs petites spécialités qui ont fait l’histoire du club :

 

C’est un QB encore bourré qui est tiré hors de son lit pour aller jouer son match à Lausanne. Il ne jouera d’ailleurs jamais aussi bien que ce jour-là…….

 

Un autre joueur, en meilleur état mais craignant de rester endormi, viendra squatter la maison du président au petit matin en profitant de grimper par une échelle trouvée dans le jardin….

 

2007 20 ans

En cette année de jubilé les Rhinos alignent leurs premières victoires. Les équipes de Morges (26-6) , Yverdon (22-6) et surtout Neuchâtel (14-12) perdent des plumes contre les Montheysans. Les Saints et Cardinals ne s’imposent que par 14-8 et 12-8. Il manque vraiment peu au Rhinos pour faire partie des meilleurs.

 

Pour étoffer un effectif toujours un peu juste, surtout au niveau des linemen, on n’hésite pas à faire appel aux dinosaures. Alain, 37 ans, et Bernard, tout juste un demi-siècle au compteur, reprennent du service pour quelques matchs et surtout pour celui de la fête des 20ans où ils sont rejoints par Benoît Bosi, plus tout neuf lui non plus avec ses 38 balais.

Les Rhinos font jeu égal durant toute la première mi-temps mais s’inclinent tout de même une nouvelle fois face à leur adversaire des premiers jours, les Sharks de Lausanne.

 

Même si le succès sportif n’est pas au rendez-vous la fête est belle, d’autant plus qu’un tournoi de flag joué la veille a réuni pas mal d’anciens joueurs de la belle époque.

 

Les Rhinos sont repartis pour une nouvelle décennie.

 

2008 Juniors et élites en finale

Poursuite du développement du club. Une équipe junior est formée. Pas mal de ses membres jouent depuis le début du renouveau des Rhinos et l’équipe est très compétitive. Elle débute très bien son championnat mais elle rate de peu la médaille de bronze en s’inclinant 14-18 en petite finale face aux Whoppers.

 

Du côté de l’élite, les Montheysans se qualifient pour la première fois pour les demi-finales. Ils devront malheureusement se contenter de la petite finale où ils s’inclineront face aux…. Sharks.

 

2009 La confirmation

Curieusement l’équipe fanion se classe moins bien cette année-là mais dans sa manière de jouer elle marquera les esprits et cette saison restera pour beaucoup comme la meilleure depuis les années NSFL. Alain reprend la direction de l’équipe et son coaching fait merveille.

 

Les Rhinos ne craignent personne. Les Centurions (14-3), Bandits (28-6) et Knights (18-6) sont défaits. Les équipes finalistes doivent lutter d’arrache-pied pour l’emporter, souvent avec à peine un touchdown d’écart, à l'image des Saints (6-14) et Lucaf (ex-Sharks 14-22).

 

Les juniors seront plus décevants. Après un départ en fanfare, 64-6 contre les Bandits qui donne à penser que le meilleur est arrivé, ils finiront le championnat en perdant 0-8 contre le même adversaire. Le manque d'effectif leur aura été fatal.

 

Plus de satisfaction du côté d'une nouvelle discipline, le flag football. Une équipe est formée à partir d'anciens et de joueurs élite. Pour sa première participation elle remporte la médaille de bronze.


2010 Transition

Chez les juniors, pas assez de monde pour former une équipe tackle, tout le monde fera donc du flag. Deux équipes sont inscrites en championnat, les Old et les Wild. Les élites terminent comme l’année précédente à la troisième place, à nouveau barrés au stade des demi-finales par les Warriors de Genève, triples vainqueurs de la compétition.

Bilan plus mitigé pour le tackle élite. Nouveaux pulls blancs, nouveaux pantalons, une image plus homogène, mais qui ne se reflète malheureusement pas sur le terrain. Le premier match de championnat est complètement raté et sera à l’image de la saison, une accumulation de pertes de balles ou mauvais tackles qui laisseront un goût d’inachevé et bien loin des promesses de la saison précédente. Deux petites victoires à se mettre sous la dent, l’une dans le premier derby élite valaisan de l’histoire face aux Woodcutters de Sion (28-13) et l’autre face aux Bandits de Morges (30-22) et quelques coups d'éclat, tel ce 19-26 face aux Seahawks de Genève, seule équipe invaincue et qui n'avait encaissé que 31 points dans ses 7 premiers matchs .

 

2011 Le flag en avant

Deux équipes participent de nouveau au championnat de flag, les old et les wild.

L'équipe des jeunes permet de recruter et d’assurer un vivier de nouveaux joueurs et accomplit un très bon parcours.

Les joueurs élites pour leur part sont décidés à aller au bout de leur ambition et ils ne seront stoppés qu'en finale face aux invincibles Warriors. Ils sont menés 0-19 à la mi-temps mais s'accrochent en seconde période et ne s'inclinent finalement que d'un point sur le score de 30-31.

 

Du côté du tackle, l’effectif junior est à nouveau trop léger pour former une équipe. Les comités des Rhinos et des Saints décident de regrouper leurs jeunes pousses pour créer une équipe commune, bel exemple de collaboration entre deux clubs voisins qui se sont toujours appréciés.

 

Chez les élites on part avec un objectif très clair, la participation aux play-offs. Le début du championnat laisse à penser que ce but est réalisable même si le premier match est perdu face à Yverdon, sans avoir encaissé de TD (0-6 sur deux field goal). La deuxième rencontre est un rendez-vous avec l'histoire puisque les Rhinos sont les premiers Helvètes à rencontrer la seconde équipe des Blacks Panthers de Thonon qui ont rejoint la NSFL. Les Blacks avaient été un des tous premiers adversaires des Montheysans dans le passé et jamais les Rhinos ne s'étaient imposés. Et bien ce sera chose faite puisque la victoire sourira aux Valaisans qui s'imposent avec la manière par 22-0.

Dans la foulée les Bandits de Morges mordent la poussière. Les Rhinos sont idéalement placés pour accéder aux play-offs et tout d'un coup la machine s'enraie. Le manque de réalisme en attaque est flagrant et ils s'inclinent 0-12 et 6-12 face à des adversaires directs. Il faudra à nouveau se contenter d'une place dans le ventre mou du classement.

 

Le club par contre prend de l'ampleur et après les sections de tackle et flag élite et junior, une équipe de cheerleader voit le jour.

 

Le football américain a encore de beaux jours à vivre dans le Chablais.


2012 25 ans

Les années passent vite et le club se retrouve de nouveau face à un jubilé, un quart de siècle.

Les juniors disputent leur deuxième saison au sein de l’équipe Saints/Rhinos et atteignent la finale pour la 3ème place qu’ils perdent néanmoins face aux Ducs. En flag, grosse satisfaction avec l’équipe junior qui remporte la médaille d’argent.

Petite déception par contre chez les élites. Les Rhinos inscrivent deux équipes, les Old et les Devils mais malheureusement les forces sont dispersées. Les Devils finissent au 5ème rang et les Old, pourtant en tête du championnat à l’issue du tour qualificatif, ratent les demi-finales et ne se classent finalement qu’ au 4ème rang.

Leur satisfaction aura été d’avoir enfin pu battre les Warriors de Genève durant le tour qualificatif. Mais avant eux, une autre équipe avait aussi réalisé cet exploit en étant la première à vaincre les invincibles Genevois : l’équipe NSFL au sein de laquelle évoluent quatre Rhinos, Alain, Marco, Florent et Bernard.

Les Montheysans ont décidé de participer activement à l’évolution du flag en Suisse Romande, Alain et Philippe étant les responsables de cette discipline au sein de la NSFL, mais la dispersion des joueurs dans trois équipes différentes leur aura certainement coûté des médailles.

L’équipe tackle élite qui débute son championnat le 26 août, jour du 25ème anniversaire !

L’adversaire du jour : les Black Panthers de Thonon qui sont battus 14-7. On ne pouvait rêver d’un meilleur départ. Malheureusement le match suivant, face aux Bandits, est perdu bêtement 18-19 et freine les ambitions. Deux nouveaux matchs perdus de peu face à des adversaires directs 6-14 et 14-22 obligent l’équipe à terminer en roue libre et remettre ses ambitions à la saison suivante. A noter que les deux plus anciens de l’équipe, Alain et Bernard, doivent remettre leur équipement pour disputer quelques rencontres, l’éffectif de la ligne étant devenu un peu juste à la suite de blessures de différents titulaires.


2013 La récolte

Une saison à marquer d’une pierre blanche puisque toutes les équipes engagées obtiennent de brillants résultats.

Dans un championnat de flag au niveau rehaussé par la venue de nouvelles équipes, les Montheysans s’adjugent la médaille d’Or au dépend des Saints. Ben Bosi profite de ses vacances en Suisse pour disputer la finale avec les Rhinos. L’équipe junior ajoute une médaille d’Argent à ce palmarès.

Le groupe de cheerleading, qui se développe à grande vitesse, obtient une troisième place lors du concours spirit fever.

Du côté de l’équipe tackle élite, quelques changements bénéfiques au niveau de l’entraînement, notamment à la ligne, portent leur fruit. Le championnat est divisé en deux conférences et les Rhinos héritent du groupe le plus relevé avec les Saints, Le LUCAF, les Cardinals et les Bandits. Une saison difficile semble attendre les Montheysans et pourtant, le signe indien est enfin vaincu : les Lausannois du LUCAF s’inclinent pour la première fois, suivis par les Cardinals. Un jeu de course toujours aussi lourd et efficace, complété par un jeu de passe retrouvé, permet aux Rhinos d’enrichir leur palmarès par l’obtention de la médaille de bronze.

La seule ombre au tableau est le retrait en fin de saison de Daniel Schläppi, Raphaël Curchod, Philippe Guinnard, Fabrice Chervaz et Frédéric Bruchez, qui composaient la vieille garde de l’équipe, présents depuis leur début en junior pour la plupart d’entre eux. Ils étaient là lors de la reconstruction de l’équipe et le club leur doit beaucoup dans ces magnifiques résultats obtenus.